
Pour prolonger la Journée internationale des droits des femmes, nous donnons la parole à plusieurs collaboratrices du cabinet. L’objectif : mettre en lumière ces femmes qui, au quotidien, participent à faire évoluer la profession.
Dans cet épisode de notre série de podcasts « La parole aux femmes » en partenariat avec Vie de comptables, nous avons rencontré Nadège Pottier, récemment arrivée chez Capeos en tant que cheffe de mission au service social. Elle revient sur son parcours, sa vision de l’accompagnement des dirigeants et la place des femmes dans le monde professionnel.
Découvrez le podcast de Nadège
Peux-tu nous parler de ton parcours ?
J’ai commencé ma carrière dans le secteur des mutuelles, où j’accompagnais les personnes sur leur protection sociale : remboursement des soins, complémentaire santé, prévoyance ou encore indemnisation en cas de problème de santé.
Au fil des années, je me suis davantage spécialisée dans l’accompagnement des entrepreneurs. L’idée était de les aider à protéger à la fois leur entreprise, leurs salariés… et eux-mêmes. Cela passe par la prévoyance, mais aussi par la préparation de l’avenir et des projets.
Ce sont des sujets parfois peu abordés, mais essentiels. Quand rien n’est anticipé, les conséquences peuvent être très lourdes, pour soi comme pour ses proches.
Aujourd’hui, quel est ton rôle chez Capeos ?
Mon rôle peut se résumer en un mot : accompagner.
J’interviens auprès des dirigeants pour les aider à optimiser leur protection sociale, mais aussi celle de leurs salariés. L’objectif est de répondre au mieux à leurs besoins, qui évoluent souvent avec le temps. Une entreprise change : les équipes évoluent, les situations personnelles aussi, les projets se transforment. Ce qui fonctionnait très bien à un moment donné peut nécessiter d’être ajusté quelques années plus tard. Mon travail consiste justement à analyser ces situations et à proposer les solutions les plus adaptées.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Capeos ?
J’adorais ce que je faisais auparavant, mais j’avais envie de découvrir mon métier sous un angle différent. Avant, je travaillais pour un organisme complémentaire : j’accompagnais les clients, mais autour d’un service précis. En rejoignant Capeos, j’ai vu l’opportunité d’intégrer cet accompagnement dans une vision plus globale de l’entreprise. Et puis il y a eu le feeling. Lors des entretiens, le relationnel a très bien fonctionné. Il y avait une bonne énergie, quelque chose de difficile à expliquer mais qui se ressent. C’est aussi ça qui m’a convaincue.
Envie de rejoindre l'équipe Capeos ?
Il y a-t-il un moment marquant dans ton parcours professionnel ?
Oui, un moment qui m’a profondément marquée au début de ma carrière. Je venais de mettre en place un contrat pour une cliente avec qui j’avais beaucoup échangé pendant plusieurs mois. Le lendemain, son mari m’a appelée pour m’annoncer qu’elle était décédée dans la nuit. Il se retrouvait seul avec trois enfants en bas âge. Je suis restée longtemps au téléphone avec lui. Dans ces moments-là, tu réalises à quel point l’écoute et l’accompagnement sont essentiels. C’est aussi ce genre d’expérience qui t’apprend à parler de sujets difficiles — comme la prévoyance ou le décès — sans tabou, parce qu’ils font malheureusement partie de la vie.
Selon toi, quels stéréotypes existent encore pour les femmes dans le métier ?
Je n’y ai pas été confrontée directement, mais j’ai entendu certaines expériences autour de la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. La question revient souvent : comment gérer un métier exigeant quand on est aussi mère ? Mais je pense qu’aujourd’hui, les femmes s’affirment davantage et assument plus facilement leur rôle d’expertes dans leur domaine. Elles osent davantage être elles-mêmes, sans se soucier autant du regard des autres.
Justement, as-tu vu évoluer la place des femmes dans la profession ?
Oui, clairement. Au début de ma carrière, certaines femmes faisaient très attention à leur posture, à leur manière de s’exprimer ou même de s’habiller, par peur qu’on les voie davantage comme des femmes que comme des expertes. Aujourd’hui, je trouve que les femmes s’affirment davantage, expriment plus facilement leurs idées et n’hésitent plus à défendre leurs positions.
À quoi ressemble une bonne journée de travail pour toi ?
Une bonne journée, c’est quand j’ai réussi à accompagner un dirigeant dans sa réflexion et à répondre à sa problématique. Parfois, cela consiste simplement à lui confirmer que ce qu’il a mis en place est déjà très pertinent. D’autres fois, c’est lui proposer une solution plus adaptée. Dans tous les cas, la satisfaction vient du fait qu’il comprenne les enjeux et qu’il reparte avec une vision plus claire.
Quels sont tes objectifs dans ce nouveau rôle ?
Le premier objectif est de m’épanouir dans ce poste. Mais aussi de développer et pérenniser ce service au sein du cabinet. L’idée est qu’il devienne une véritable brique de l’accompagnement proposé par Capeos. Quand un entrepreneur se tourne vers un cabinet d’expertise comptable, il attend évidemment de l’aide sur ses obligations… mais aussi du conseil. Et c’est précisément ce que nous cherchons à renforcer.
Avec la digitalisation et l’IA, comment vois-tu évoluer la profession ?
Ces évolutions étaient attendues depuis longtemps. Je pense qu’il ne faut pas les voir comme une menace, mais comme une opportunité. Si certaines tâches peuvent être automatisées, cela permettra aux experts-comptables et à leurs équipes de se concentrer davantage sur ce qui fait la vraie valeur du métier : le conseil et l’accompagnement humain. Parce qu’au final, sur certains sujets importants, les dirigeants ont besoin de parler avec un être humain, pas seulement avec une machine.
Une qualité indispensable pour réussir dans ton métier ?
L’empathie et l’écoute. On parle souvent de situations personnelles, parfois sensibles. Il faut être capable d’écouter vraiment les personnes pour les accompagner au mieux.
Quel conseil donnerais-tu à une jeune femme qui débute dans ce métier ?
On peut toujours trouver une solution à une problématique. Il faut écouter, chercher, se renseigner et ne pas hésiter à poser des questions.
Un message à faire passer à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes ?
Je pense que le plus grand frein, parfois, c’est simplement ne pas oser. Alors mon message serait simple : osez.
Un parcours inspirant pour la profession
À travers son parcours et son regard sur la profession, Nadège Pottier rappelle que l’accompagnement ne se limite pas à des solutions techniques : il repose avant tout sur l’écoute, l’empathie et la capacité à comprendre les enjeux humains derrière chaque situation. Son témoignage illustre aussi l’évolution progressive de la place des femmes dans le monde professionnel. De plus en plus affirmées, elles osent prendre leur place, partager leurs idées et exercer leur expertise avec confiance. Un message simple mais essentiel se dégage de cet échange : avancer, oser et rester soi-même. Des valeurs qui résonnent particulièrement en cette période de Journée internationale des droits des femmes… et qui continueront d’inspirer bien au-delà.
Envie de rejoindre l’aventure Capeos comme Nadège ? Consultez toutes nos offres d’emploi.





